Carillon-Sacré-Cœur; Drapeau National des Canadiens-Français

Sachons être un peuple de frères,
Sous le joug de la foi.
Et répétons, comme nos pères,
Le cri vainqueur : « Pour le Christ et le roi ! » 

Le symbole qui unis toutes les personnes d’origine Canadienne-française est un drapeau quasiment oublié; le Carillon-Sacré-Cœur, un drapeau d’un temps dont nous avons grande peine à imaginer. Mais les récits de nos pères, leur piété, leur patriotisme, leur zèle, et leur héritage, bien trop souvent négligé, est encore vivant. Leur sang coule dans nos veines, leur foi, leur fierté pour notre patrie est encore en nos cœurs. Endormis peut-être, mais toujours là, cherchant seulement à se faire réveiller ! Qu’est-il devenu de ce fameux drapeau? Qu’est-il devenu des descendants de cette fière race, cette race de foi, ce peuple de Canadiens-français?

En arrière de toute les plaques d’immatriculation de la Belle Province, nous voyons une phrase : « Je Me Souviens« . En fait, les gens ont la mémoire courte, et malheureusement beaucoup ne savent plus ce dont ils doivent se souvenir. Qu’avons-nous, Canadiens-français, à nous rappeler? Un jeune d’une époque récemment passée nous livre la réponse.

Lorsque nous le voyons flotter, quelque chose de profond nous remue dans le cœur pour remonter jusqu’à nos yeux, car ses couleurs rappellent tout ce qui donne du prix à la vie: pères, mères, croyance, gloire, le passé et l’avenir.

Un Jeune―1939

Ah ! qu’il le dit bien ce jeune ! Ses paroles ne nous affectent-elle pas encore aujourd’hui? Ce que nous devons nous rappeler, c’est que nos pères se sont battus pour garder la langue française, la religion Catholique, et tous leurs autres droits en cette terre de Canada.

Que signifiait chacun des éléments du Carillon-Sacré-Cœur?

Le drapeau que les rois de France adoptèrent à l’époque de la Guerre de Cents Ans et que Jeanne d’Arc conduisit à la victoire sous Charles VII fut le fond azur croisé de blanc. Les drapeaux des régiments sous Louis XIV, Louis XV et Louis XVI était tous croisés de blanc et la plupart sur fond azur. La croix blanche ornait aussi l’originale flamme de Saint-Denis. Ce fut le drapeau azur croisé de blanc qui flotta sur le « Don de Dieu » lorsque Champlain aborda à Stadaconé. Les quatre fleurs de lis furent empruntées au glorieux drapeau de Carillon.

Le Carillon est le drapeau qui guida nos troupes à la bataille de Fort Carillon, sur les bords du lac Champlain. Là nos vaillante troupes du nombre d’à peine 3 600 hommes remportèrent sous Montcalm une brillante victoire sur les 18 000 envahisseurs anglais !

Carillon Sacré-Cœur

Ces éléments constituent une magnifique synthèse de l’histoire du peuple Canadien-Français ; le champ d’azur croisé de blanc nous reporte à nos nobles origines, à la France glorieuse des quinzièmes, seizièmes et dix-septièmes siècles ; les fleurs de lis de Carillon claironnent la vaillance du noble Montcalm, de ses courageux soldats Français et de la valeureuse milice Canadienne ; les feuilles d’érables disent que les descendants des hardis colons Français établis sur les bords du Saint-Laurent aux dix-septièmes et dix-huitièmes siècles, sont devenus fièrement Canadiens, sans oublier leur mère-patrie, la France de Saint Louis, de Sainte Jeanne d’Arc, de Bossuet, d’Ozanam, de Louis Veuillot, de Foch.

Pourquoi notre drapeau national est-il orné d’un emblème religieux? Eh bien, orner le drapeau d’un symbole religieux – le Sacré-Cœur –  répondait au désir du Pape Léon XIII. Il demandait qu’on honore publiquement le Sacré-Cœur de Jésus, dans son l’Encyclique Annum Sacrum où il consacra le genre humain à ce dernier.

Promulguant cette Encyclique, Monseigneur Louis-Nazaire Bégin, archevêque de Québec, disait à son tour : « Heureux les cœurs fidèles qui acceptent avec joie cette douce souveraineté du Sauveur et se montrent dociles aux moindres sollicitations de la grâce ! En prenant Jésus pour roi, en Lui obéissant, ils se tressent à eux-mêmes une éternelle couronne. Heureuses les nations qui, loin de craindre et d’entraver le règne social de Jésus-Christ, recherchent au contraire cette tutelle salutaire et font à l’Église de Dieu la place qui lui revient dans le gouvernement des choses humaines ! »

Canadiens-français ! cet homme de Dieu parlait à vos pères, et de ce fait il vous parle aussi ! Prenez donc le Christ pour Roi, soyez de fidèles sujets à son égard. Car son joug est léger et doux. Son joug seul peut sauver notre peuple de ses misères, n’attendons pas plus longtemps pour embrasser nos racines. Laissons flotter ce glorieux étendard, le symbole de notre nation, une nation nullement restreinte par les frontières.

« En ces derniers temps, surtout, » dit Léon XIII, « on a pris à cœur de dresser comme un mur entre l’Église et la Société civile. Dans la constitution et l’administration des États, on compte pour rien l’autorité du droit sacré et divin. On a pour but d’enlever à la religion toute influence sur le cours de la vie civile. »

En 1939, les Canadiens-français étaient trois millions au Québec, sept-cent-mille dans le reste des provinces Canadiennes, et deux millions aux États-Unis. Ils étaient fiers de leur culture, ils étaient fiers d’être Catholique. L’Église a pour but de faire fleurir la culture, et nous pouvons voir cela chez le peuple Canadiens-français. Le grand pilier qui soutenait cette nation venait de ses prêtres, des évêques, et même du Pape ! La déclaration du Pape Pie X, le 10 mai 1908, qui reconnaissait S. Jean-Baptiste comme patron de tous ceux d’origine Canadienne-française en est un bel exemple…

Cette nation était bâtie depuis ses plus tendre débuts par des saints. Ces saints ont érigé l’Église en Amérique du Nord par leur renoncements, leurs sacrifices, et même en certains cas, par leur sang. Le Québec moderne s’est quelque peu approprier la fête de la Saint-Jean-Baptiste de nom, mais pas de cœur. Notre saint patron précurseur du vrai Dieu, ne sermonnerait-il pas contre les débauches qui arrivent le 24 juin? Et que dirait-il du record mondial de divorce du Québec, lui qui a laissa sa tête en défense du vrai mariage? Que dirait S. François-de-Laval en voyant ses pauvres enfants spirituels en états si lamentables, semblable au païens de jadis?

Suivons la voix du S. Pape Jean-Paul II qui comme le Christ répétait sans-cesse « N’ayez pas peur ». Suivons les traces glorieuses de nos pères, levons-nous comme nos frères et sœurs, les 250 000 prêtres, religieux et religieuses missionnaires qui entre 1880 et 1930 apportèrent parmi les races étrangères le trésor de la foi. N’ayons pas peur d’affirmer qui nous sommes ! Nous sommes un peuple Catholique, de langue française, sous le patronage de S. Jean-Baptiste et avec le Christ pour Roi. Chantons l’hymne nationale dans son entièreté, et que le glorieux étendard, avec le Christ à son cœur, flotte à nouveau sur nos foyers.

Sous l’œil de Dieu, près du fleuve géant,
Le Canadien grandit en espérant.
Il est né d’une race fière,
Béni fut son berceau.
Le ciel a marqué sa carrière
Dans ce monde nouveau.
Toujours guidé par sa lumière,
Il gardera l’honneur de son drapeau,
Il gardera l’honneur de son drapeau.

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